METEO
( extrait de calendrier des Semis Maria Thun )

Le ciel et la m étéorologie

Pour pouvoir utiliser le ciel dans des prévisions météorologiques, il faut arriver à relier les différentes positions planétaires à des phénomènes météorologiques. (Dans cet exposé, à chaque fois que le mot «planètes» est utilisé, il comprend aussi la Lune et le Soleil).

 ACTION DU CIEL SUR LA METEOROLOGIE LOCALE 
Une observation journalière locale du temps, permet de constater de nombreux lien entre le micro-climat et le ciel. En effet, tout comme il est possible de relier les  quatre Eléments(voir les notions générales page x)  : « Terre », « Eau », « Air-Lumière » et « Chaleur » aux quatre parties de la plante (racine, feuille, fleur, fruit), il est possible de les relier à quatre dynamiques d’évolution du temps .

La dynamique des quatre éléments

la terre 

Action du ciel sur la météorologie locale
Une observation journalière locale du temps, permet de constater de nombreux liens entre le microclimat et le ciel. En effet, tout comme il est possible de relier les quatre éléments (voir les notions générales pages 13 à 15) : Terre, Eau, Air-Lumière et Chaleur aux quatre parties de la plante (racine, feuille, fleur, fruit), il est possible de les relier à quatre dynamiques d'évolution du temps.

L’élément « CHALEUR » adoucit les moyennes saisonnières.
Cette impulsion diminue l'écart entre minima et maxima et ramène les températures à des valeurs moyennes (restant au-dessus des moyennes saisonnières). Elle peut nous apporter des nuits douces malgré des ciels clairs, des brises tièdes et enveloppantes, un fond du ciel voilé d'une brume fine comme une gaze. En janvier et février, elle peut nous réjouir et nous inquiéter par des journées printanières, mais en période de canicule elle peut faire baisser les températures. Le soir et le matin, le ciel et les nuages effilés se colorent de rose et de bleu tendre. S'il se forme davantage de nuages, leurs contours seront mal délimités, effilochés et leurs parties inférieures seront floues.
En excès, cette impulsion peut procurer une sensation d'étouffement, un temps «lourd». Les nuages bourgeonnent alors comme des choux-fleurs dans leur partie supérieure (cumulus), leur partie inférieure souvent floue peut se plomber (nimbus). Ils forment alors de très beaux cumulo-nimbus. En fin de journée, ils peuvent devenir tellement gros que leur partie inférieure (les nimbus) envahit tout le ciel et un bel orage peut éclater, libérant les eaux sous forme d'averses de grosses gouttes (et même de grêle) pouvant apporter d'énormes quantités d'eau en très peu de temps et ramenant les températures à des valeurs plus proches des moyennes saisonnières.
À l'extrême, c'est le climat équatorial avec sa végétation luxuriante.

L’élément « AIR-LUMIERE » met l'air en mouvement, l'assèche et intensifie les contrastes. Cette impulsion rend l'air plus mobile. Tout s'anime, les feuilles bougent… Tout est variable, la vitesse du vent, son sens aussi, pouvant même créer des petits tourbillons. Et dans tous ces mouvements l'air se dessèche, la rosée du petit matin disparaît vite… 
En diminuant l'humidité de l'air, elle en diminue le pouvoir isolant. Les nuits se refroidissent davantage, les journées se réchauffent vite, augmentant les écarts entre minima et maxima. Si les jours sont longs, la température monte et c'est la canicule brûlante en été. Si les nuits sont longues, la température descend et c'est la brûlure des grands gels en hiver.
En diminuant l'humidité de l'air, elle diminue aussi son effet de feutrage des couleurs, apportant beaucoup plus de contrastes. Les nuages, tout en diminuant d'importance, prennent des contours très nets dans le bleu du ciel qui s'intensifie, donnant en haute atmosphère ces grands filaments très joliment dessinés (cirrus), ou plus bas ces ciels «pommelés» de petits «choux-fleurs» (altocumulus), ou encore, plus près de nous, ces «choux-fleurs» très bien dessinés, blanc-lumineux au-dessus (cumulus de beau temps). Mais si son action se prolonge, elle chasse totalement les nuages du ciel et nous prépare des aubes et des crépuscules multicolores.
À l'extrême, c'est le climat désertique de la zone subtropicale.

L’élément « EAU » humidifie l’air et oriente les températures dans les moyennes saisonnières.
Cette impulsion augmente l'humidité de l'air (l'air peut se mettre à «sentir l'eau») avec toutes les conséquences que cela entraîne : rosée plus abondante et plus persistante, effet de couverture isolante plus importante limitant la montée comme la descente des températures, effet de feutrage des couleurs avec augmentation des gris plus ou moins clair, augmentation du nombre de nuages et de leur taille avec prédominance des nuages bas, gris (stratus) parfois tellement uniformes que l'on ne peut plus voir leur sens de déplacement, parfois tellement bas que l'on se retrouve dans du brouillard dense qui peut persister toute la journée. Tous ces nuages s'accompagnent souvent d'une petite pluie fine et persistante.
A l'extrême, c'est le climat tempéré océanique dans ses formes les plus humides : brouillard londonien, bruine et crachin fin novembre en Normandie capable de se maintenir toute la journée sans interruption et n'apportant malgré tout pas plus de 8 à 12 mm d'eau en 24 heures.

L’élément «TERRE» rafraîchit l’air ambiant et oriente les températures en dessous des moyennes saisonnières.
Cette impulsion en rafraîchissant l'air ambiant, y favorise toutes les formes de condensation : rosée matinale encore plus abondante et encore plus persistante, plus de brumes et brouillards en fin de nuit et même possibilité d'une petite «pluie du matin»* qui cesse assez rapidement. En plein mois de juin il n'est pas rare d'entendre à la radio, les commentateurs parler alors de «temps de Toussaint».
Ces brumes et brouillards de la fin de nuit, par leur effet de couvertures isolantes, peuvent empêcher les températures minimales journalières de descendre en dessous de la température du sol, ce qui paraît frais au printemps et en été, mais très doux en automne (au-dessus des moyennes saisonnières) tant que le sol est encore chaud.
L'hiver, toujours à cause des brouillards qui peuvent alors persister toute la journée, elle n'apporte pas de grand froid, mais elle peut favoriser la plus belle forme de condensation de l'eau : les cristaux de neige. * Pluie du matin n'arrête pas le pèlerin.

L’effet sur le temps des quatre éléments dépend du lieu et de son climat
Voilà comment un habitant des pays de la Loire décrit le temps typique de l'élément «Eau» : «des nuages bien dessinés dans un ciel bleu intense, déferlent rapidement sans pour autant charger et couvrir tout le ciel. Ils peuvent donner quelques gouttes» .Or c'est exactement les mots qu'utiliserait un habitant des côtes normandes pour décrire le temps typique de l'élément «Air-Lumière».
En fait, l'action d'une impulsion «Eau» donne ce temps quand elle agit sur un ciel sans aucun nuage, cas fréquent dans les pays de la Loire qui sont très liés à l'élément «Air-Lumière» et toujours plus ou moins sous l'influence de cet élément. Alors que l'action d'une impulsion «Air-Lumière» donne ce même temps si elle agit sur un ciel gris d'où tombent bruine et crachin, ce que l'on peut rencontrer en Normandie, région toujours plus ou moins dominée par l'élément «Eau». En fait, dans les deux cas, ce temps résulte de l'action simultanée de «l'Eau» et de «l'Air-Lumière». De plus, chaque région a une sensibilité très différente aux diverses impulsions. Le climat de la côte normande, bien que dominé par l'élément «Eau», est très vite modifié par l'élément «Air-Lumière» alors que les impulsions «Chaleur» et «Terre» vont peu le modifier. Sous l'impulsion «Chaleur» des orages pourront éclater en fin de journée à quelques dizaines de kilomètres à l'intérieur des terres, alors que le long de la côte on s'en apercevra à peine.

Qu’est-ce qui stimule la mise en action de chaque élément ?
La qualité de cette stimulation dépend des constellations. Chaque fois qu'une planète séjourne devant une constellation, l'élément à laquelle cette constellation est liée se trouve activé (voir le tableau du rabat). Mais l'amplitude de son action ne dépend pas de la constellation, elle dépend des planètes qui y séjournent : leur nombre, leur qualité propre, leur lien avec la constellation, mais aussi leur position les unes par rapport aux autres.

L’amplitude de cette stimulation dépend de la distance de la planète à la terre
La Lune est de loin la plus active. C'est la constellation où elle se trouve qui régit en grande partie la météo (tout comme les jours de semis).
Ensuite le Soleil est actif très régulièrement tout au long de l'année, de constellation en constellation.
Mars, Jupiter et Saturne le sont un peu moins.


L'action d'Uranus,Neptune et Pluton n'est vraiment visible que s'ils sont soutenus par des aspects particuliers avec d'autres planètes.

 uranus neptun pluton

L'action de Mercure et de Vénus est plus complexe (voir schéma 1). Quand, dans leur rotation autour du Soleil, elles sont au-delà de celui-ci vu de la terre (au-delà de la position 1), elles progressent dans le même sens que lui (sens direct : du Bélier au Taureau, aux Gémeaux, etc.). Elles atteignent le maximum de leur distance à la terre au moment où elles passent derrière le Soleil (conjonction supérieure) (position 2). Leur niveau d'action est alors semblable à celui de Mars,Jupiter et Saturne.

 merkur venus marsjupiter  saturne


Par contre quand, en poursuivant leur rotation autour du soleil, elles atteignent, vues de la Terre, leur écart maximum au Soleil (position 3), elles repartent dans l'autre sens : c'est la rétrogradation et elles passent devant le Soleil (conjonction inférieure) (position 4), elles sont alors à leur distance minimum à la terre. Pendant leur rétrogradation, leur niveau d'action sur la météo est nettement supérieur à celui du Soleil.
Pour les planètes plus lentes (Mars, Jupiter et les autres) (voir schéma 2) la phase de rétrogradation a lieu quand la Terre, dans sa rotation autour du Soleil, passe entre la planète et le Soleil et la dépasse (provoquant, vu de la Terre, ce mouvement de recul). C'est donc également la période où la distance de la planète à la Terre est minimum (de la position 1 à la position 3). Cette distance atteint son minimum à la position 2 : moment où, vus de la Terre, le Soleil et la planète sont opposés ; elle est maximum à la position 4 : moment où, vus de la terre, le Soleil et la planète sont alignés, donc en conjonction. L'action de ces rétrogradations sur la météo n'est vraiment visible que pour Mars qui est alors très proche de la terre.

Cette stimulation dépend de la qualité de la planète
Chaque planète est reliée à un élément (voir le tableau du rabat). Lorsque l'élément lié à la planète est le même que celui lié à la constellation où elle séjourne, la stimulation est nettement augmentée. Elle l'est aussi mais à un moindre degré si les deux éléments sont «Chaleur» avec «Air-Lumière» ou «Eau» avec «Terre». L'importance de cette augmentation dépend aussi beaucoup de la distance de la planète à la terre.

Cette stimulation dépend des aspects particuliers
Vu de la terre, à chaque fois que deux planètes sont dans une relation angulaire particulière (= Aspect, voir page 11), les éléments qui leur sont liés, ainsi que ceux des constellations où elles séjournent, sont nettement renforcés dans leur action. Par exemple, lorsqu'une planète change de constellation, on ne commence à voir vraiment son effet sur la météo que lorsqu'elle est dans un aspect particulier avec une autre planète.
Parmi les aspects, les trigones (angle de 120°) ont la particularité de presque toujours se faire devant deux constellations liées au même élément. Cela les renforce tellement que leur action sur la météo dépasse celle de la Lune (ils déterminent également les jours de semis).

Action du ciel sur l’évolution des masses d’air
Pour comprendre la météorologie, on ne peut pas se contenter de décrire les modifications du microclimat régional qui se font le jour même de l'impulsion, il est nécessaire d'observer les mouvements des grandes masses d'air qui sont régis par les anticyclones et les dépressions. C'est là que les conjonctions et les oppositions sont très actives.

Action des conjonctions et des oppositions sur le temps
Les conjonctions (angle de 0°) favorisent les dépressions.
Elles ont une action très nette sur le développement des dépressions qui grossissent, se multiplient et se mettent en mouvement, fractionnant les anticyclones. Le baromètre a tendance à baisser, et s'il monte, il le fait vite mais redescend aussi vite. C'est un temps de nouvelle lune. Les qualités des planètes en conjonction et la constellation où celle-ci a lieu nuancent cette action. Par exemple, l'élément «Air-Lumière», associé à une conjonction, peut mettre l'air en mouvements rapides et nous apporter une belle tempête.

Les oppositions favorisent les anticyclones
Les oppositions (angle de 180 °) font grossir les anticyclones et stabilisent les masses d'air, provoquant les «patates» anticycloniques. Si le baromètre monte, il le fait doucement et reste longtemps haut. Mais une région qui est alors sous une dépression peut y rester aussi longtemps ! C'est un temps de pleine lune. Comme toujours, les qualités des planètes en opposition et celles des constellations où elles se trouvent alors, nuancent cette action. Si la «Terre» et «l'Eau» dominent, l'anticyclone pourra apporter, au moins l'hiver, des nuages bas qui ne se lèvent pas pendant plusieurs jours, amenant des pics de pollution en ville. Si «l'Air-Lumière» domine, l'anticyclone desséchera l'air et pourra apporter de très grands froids en hiver et la canicule en été.
L'action d'une opposition peut être très forte. Si elle a lieu devant une constellation de «Chaleur» et une constellation «d'Air-Lumière», entre deux planètes «Chaleur» (ou une «Chaleur» et l'autre «Air-Lumière»), son action dépasse celle de la Lune (et apporte un jour-fruit dans le Calendrier des semis).

Difficultés liées aux observations des masses d’air
Le lien entre les phénomènes astronomiques et le mouvement des masses d'air n'est pas toujours facile à observer. En effet, pour la plupart, les perturbations qui traversent la France (excepté sur la Côte d'Azur) se forment sur l'Océan Atlantique Nord et mettent 1 à 2 jours (ou plus) pour atteindre la pointe de la Bretagne et 2 à 4 jours (ou plus) pour l'Alsace. Par exemple, s'il est facile de constater qu'une forte impulsion «Chaleur» va apporter dans les régions qui y sont sensibles un bel orage en fin de journée, il est plus difficile de voir qu'elle peut provoquer aussi une perturbation orageuse qui se formera sur l'Océan Atlantique et mettra deux jours à traverser la France. Elle touchera donc toutes les régions les unes après les autres, quelle que soit l'heure de la journée, pour atteindre l'Alsace trois jours après l'impulsion. Le temps régional résulte donc des impulsions du jour même, mais aussi de toutes celles des jours précédents qui ont plus ou moins modifié les masses d'air au cours de leur progression vers notre région.
Tout ce que nous avons signalé sur l'action des éléments sur le microclimat, doit aussi pouvoir être étendu à l'évolution des masses d'air, mais cela demande plus d'approfondissement. Nous en reparlerons les années à venir.

Les tableaux mensuels - le ciel du mois et la météo
Les commentaires de cette rubrique n'ont évidemment pas pour but de décrire le temps qu'il fera. Ils sont valables pour la Terre entière et le temps n'est pas le même partout.
Leur but est d'aider à se familiariser avec les tableaux mensuels en signalant les événements astronomiques qui nous paraissent les plus importants et en signalant aussi dans quel sens ils agissent habituellement sur le temps.
Ainsi chacun dans sa région pourra affiner ses observations. Tout d'abord voir comment chacun des éléments agit sur le climat régional. Ceci permet un premier pas facile et déjà bien intéressant : nuancer, confirmer ou infirmer les prévisions des stations météorologiques, notamment lorsque celles-ci hésitent sur une limite de changement de temps.
Ensuite observer quels sont les éléments les plus actifs dans sa région et hiérarchiser leur action. Éventuellement, tenter de faire de même avec les planètes et les constellations. Il sera alors possible, parmi l'ensemble des événements astronomiques, de faire ressortir ceux qui concernent le plus notre région et de faire, au niveau régional, des prévisions météorologiques plus fiables.

Bonnes observations à tous !
© Guy David et Didier de la Porte

 


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